samedi, mars 25, 2017

Gérard Terronès (1940-2017)

vendredi, février 24, 2017

Georges Arvanitas Trio In Concert


Ce disque est le fruit de quatre années d'amitié tant sur le plan humain que musical. En effet, le trio a été formé en octobre 1965 après mon premier séjour aux Etats-Unis; Guy Lafitte cherchait une section rythmique pour l'accompagner au Caméléon et nous contacta Charles Saudrais et moi-même; puis sur recommandation de Charles qui l'avait entendu jouer avec Michel Hausser, Guy Lafitte engagea également Jacky Samson.

Très vite une affinité naquit entre nous et une fois notre engagement terminé, nous décidâmes de rester ensemble afin de jouer en trio ou d'accompagner différents solistes français et étrangers. Naturellement, nous préférons la formule du trio où nous pouvons nous exprimer plus librement! Mais je tiens à dire que nous avons énormément appris sur le plan musical et sur le plan du métier en accompagnant des solistes de styles très souvent différents. Ces quatre dernières années, nous avons eu la chance de pouvoir travailler pratiquement tous les jours, soit en cabarets, soit en concerts, festivals, etc.

Nos goûts communs et notre travail constant ont fait que nous nous connaissons parfaitement et c'est ce qui nous a permis d'enregistrer Sixième sens sans qu'aucune indication préalable n'ait été donnée; en effet, j'ai commencé à jouer une suite d'accords constituant le thème, Charles et Jacky ont suivi et pendant onze minutes nous nous sommes renvoyés la balle en modifiant les tempos et les rythmes, en jouant tonal ou atonal, sans aucun problème.

Pour Indian, cette habitude de jouer a fait que nous sommes parvenus à enchaîner tous les mouvements du morceau de façon quasi naturelle; à noter l'avant dernier mouvement qui est un Blues en Sol mineur joué sur cinq temps.

Ah! Le chat est à la fois dédié à Charlie Parker compositeur du même titre, mais orthographié différemment, et au Chat qui pèche, cabaret où nous passons la plupart de nos nuits. La mélodie de ce thème est formée en AABA et après un chorus de forme traditionnelle, l'improvisation devient libre, tout en restant dans le mode de Fa majeur. Charles prend ensuite un chorus également libre puis revient à la mélodie initiale du pont (partie B) permettant ainsi à Jacky d'attaquer les huit dernières mesures qui servent d'introduction au chorus final et à la coda.

Colchique dans les prés, jolie mélodie populaire, nous a paru être idéale à interpréter sur un arrangement moderne. Cette fois-ci, c'est Jacky qui chorusse après le piano et je l'accompagne en imitant la harpe sur les cordes du piano.

Le Jazz étant une musique vivante nous avons estimé qu'il valait mieux offrir aux auditeurs de ce disque un enregistrement fait en public. Il n'y a donc eu aucune possibilité de re-recording ou de montage et nous ne pouvions recommencer un seul morceau; nos improvisations sont donc le résultat de notre première inspiration et notre jeu en général est certainement bien plus spontané.

Pour la petite histoire, il faut signaler que le concert initial fut interrompu en pleine séance par une grève de... l'EDF et nous n'avons conservé de ce concert que Colchique dans les prés et Ah! Le chat. Le second concert fut annulé en dernière minute, le soir même, Charles s'étant démis l'épaule dans l'après-midi et il fallut organiser un troisième concert pour pouvoir compléter l'album.

Je tiens à remercier Gérard Terronès qui malgré ces difficultés a décidé de terminer cet enregistrement, et nous a laissé entière liberté sur le plan musical, monsieur Delongeas pour son magnifique travail technique, monsieur Gabriel Coffi organisateur de ces différents concerts et naturellement Charles et Jacky pour leur collaboration de tous les instants.

Georges Arvanitas
(Note accompagnant l'édition LP de 1970).

Georges Arvanitas Trio in Concert
Futura Ger 11 (avec un titre inédit)
Le disque est disponible sur le site des Disques Futura et Marge

mercredi, août 13, 2014

Jean-Jacques Avenel (1948-2014)

Blues for JJ

Steve Potts et Jean-Jacques Avenel étaient à Rome pour quelques jours. Je les retrouvais le lendemain du concert qu'ils donnaient la veille dans la cave du più antico jazz club di Roma (d'Italie?), celui  de la via Ostia, Alexander Platz Jazz Club.
Je cherche à me souvenir. Samedi 13 décembre 2003. C'était une journée d'hiver lumineuse et douce. Le temps était insouciant. Presque éternel.
Rendez-vous dans ce restaurant de poissons du Trastevere. Ensuite, la promenade s'est prolongée l'après-midi, plus où moins le long du Tibre (au-dessus duquel ils se sont posés pour la photo) et près de la Piazza Navona. Le soir, le quartet (avec Fabrizio Pio et Claudio Colasazza) allait se retrouver une nouvelle fois...

Steve Potts / Jean-Jacques Avenel Quartet avec  Fabrizio Pio (batterie) et Claudio Colasazza (piano)  au club Alexander Platz , Via Ostia 9,  samedi 13 déŽcembre 2003.

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dimanche, novembre 24, 2013

Gilles-Marc Dardenne (1943-2013)


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mercredi, août 29, 2012

Byard Lancaster (1942-2012)

Byard Lancaster, le musicien d'avant-garde, natif de Philadelphie, à la réputation internationale, est mort à l'âge de 70 ans des suites d'un cancer jeudi 23 août au centre de soins Keystone Care à Wyndmoor (Pennsylvanie) apprend-on par sa sœur Mary Ann Lancaster Tyler.
photo : Pierre Delgado

lundi, mars 29, 2010

Fille qui mousse - Se taire pour une femme trop belle - 1971

Se taire pour une femme trop belle
FILLE QUI MOUSSE
Futura Red 04

« FILLE QUI MOUSSE est dès sa naissance un groupe qui s'inscrit dans une trajectoire située à l'opposé d'une démarche musicale. L'une de ses caractéristiques est d'être un groupe illusoire. » Henri-Jean Enu

La normalisation du langage, la rupture avec les traditions empiriques des campagnes qui ne vivaient plus que pour alimenter les riches et accroître leurs richesses, assassina définitivement la musique liée au quotidien qui exprimait un vécu social et affectif authentique.

Puis la noblesse, débarrassée des contingences de la gestion, singea à sa manière la musique qui devint de l'Art, retrouvant brusquement un rapport divin né dans les sociétés patriciennes d'Aristote.

Aujourd'hui, composé par des rejetons de la grande bourgeoisie, la musique, "œuvres", parachève l'Accumulation de Capital qu'ils ont hérité de leurs ancêtres. Fils de criminels, ils continuent leurs œuvres de criminel en présentant au "public" ce qu'il ne fera jamais s'il ne prend une arme.

Pareillement la Pop-Music, phénomène social qui accoucha dans les grandes cités industrielles, phénomène commercial, qui est la traduction profonde du phénomène social; à l'ère de la standardisation par delà les frontières inventa un nouveau langage très proche de la tradition orale sous certains aspects. le spectre de l'usine s'éloigna du regard des futurs vedettes. Langage de la jeunesse, elle développa à travers le monde un autre marché allant du disque au tee-shirt, courta des Indes... embrassant une production diversifiée qui intègre la jeunesse au monde des affaires et de la rentabilité.

"Le cri sauvage" du fild d'ouvrier qu'on entendait dans le rythme au rythme binaire, musique pauvre dans tous les sens du terme, devint le cri sophistiqué d'une autre jeunesse qui poussa à l'ombre des dividendes et s'empara de la scène Pop à qui elle donna bien entendu des lettres de noblesse. Barbara Lowengreen, Henri Jean-Enu - 1971, extrait du texte qui devait figurer au dos du LP, finalement repris dans la version légale du disque par le producteur Gérard Terronès, sous forme de CD en 2001.

Henri-Jean Enu (direction, compositions, guitare africaine, montages sonores & voix), Barbara Lowengreen (voix), Benjamin Legrand (piano, bruitages & voix), Denis Gheerbrandt (bruitages & voix), Sylvie Péristéris (bruitages), Daniel Hoffmann (guitare), Jean-Pierre Lentin (guitare basse) & Dominique Lentin (percussions) - Invités : Léo Sab (violon), François Guildon (guitare)

Enregistré à Paris le 8 juillet 1971

Se taire pour une femme trop belle est désormais disponible en digipack sur le site des Disques FUTURA ET MARGE ici : Fille qui mousse, Se taire pour...

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Doug Hammond Tentet - live


Doug Hammond composition, direction
Dwight Adams trompette
Jean Toussaint saxophone ténor
Roman Filiú saxophone
Stéphane Payen saxophone
Wendell Harrison clarinette, clarinette basse
Dick Griffin trombone
Kirk Lightsey piano
Aaron James contrebasse
Howard Curtis batterie

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lundi, juin 15, 2009

Truculente Mônica Passos


Photos prises lors du concert d'Aldo Romano (batterie) au Duc des Lombards, le 20 décembre 2003, où Mônica Passos était l'invitée. Emmanuel Bex était à l'orgue, Nelson Veras à la guitare... Elle était ce soir-là spécialement merveilleuse, et parlait beaucoup, beaucoup, dans une verve qui faisait rire tout le monde...

MÔNICA PASSOS SEPTET à Maisons Laffitte (78)
Le Jeudi 25 Juin 2009 à 21h00
dans le cadre du festival JAZZ A MAISONS LAFFITTE
Salle Malesherbes
place du Château
78600 Maisons Laffitte

Mônica Passos (guitare/chant), Jean-Philippe Crespin (guitares 6 et 7 cordes), Daniel Beaussier (clarinette/hautbois/saxophones/flûte), Jean-Yves Lenoble (violon alto), Margot Varret (harpe), Edmundo Carneiro (percussions).

*****

"Une véritable tornade dotée d'une voix d'or dont elle joue sans fausse pudeur pour émouvoir ou secouer de rire." (France soir)

"Brésilienne, exubérante, railleuse, Mônica Passos joue des atouts de sa voix ample, forte, et d'une élégance artistique naturelle. Comédienne exigeante,la chanteuse emplume les mélodies les plus sévères,dégage Milton Nascimento de ses timidités, brise la glace à la première octave franchie et en finit avec les clichés brésiliens. Elle est une des artistes du monde installées à Paris les plus originales. Chanteuse,rythmicienne, danseuse, siffleuse, diva, elle relève du phénomène naturel anormal. Sa générosité de corps,ses petits cris et grimaces, rehaussent comme un diamant ce naturel qui excède sa nature : le sens animal du public, de la scène et du don. La spontanéité écrite dans le ciel."(Le Monde, Francis Marmande)

Symbole mathématique en huit couché qui symbolise l'infini, l'éternel retour, Lemniscate est aussi le titre de son dernier album et du spectacle qui en est né.Elle y revisite ses coups de coeur et les réinterprète comme le faisaient déjà, dans les années 30, les modernistes brésiliens du mouvement anthropophagiste. Adoptée par la France depuis plus de vingt ans, Mônica Passos s'offre un voyage en chansons à travers son propre héritage musical, du Brésil à la France : de La mémoire et la mer (Ferré) à Rider on the storm (Doors) en passant par Caravan (Ellington) ou Carmen (Bizet)

mercredi, octobre 29, 2008

Amina Claudine Myers



Voilà un hommage de la grande vocaliste et pianiste-organiste Amina Claudine Myers à la plus grande chanteuse de blues, Bessie Smith (1894-1937).
Née en Arkansas, la première influence sur le développement musical d'Amina Claudine Myers était le gospel; dans sa jeune enfance, elle fait partie d'un choeur de gospel. Plus tard, elle joue du piano et dirige des choeurs d'églises, tout en jouant dans des clubs locaux comme organiste et chanteuse. C'est ensuite à Chicago qu'elle rejoint l'Association for the Advancement of Creative Musicians, trouvant là le support pour ses choix musicaux et la conscience de la "Great Black Music" (l'Afrique, le blues, le gospel, la soul, le free jazz...) Elle rencontre alors Kalaparusha Maurice Mcintyre, le groupe de Gene Ammons, Muhal Richard Abrams, Henry Threadgill, Lester Bowie, le groupe de Martha et Fontella Bass (encore un album terrassant d'intensité :"From the Root to the Source", Black Saint, 1981), Arthur Blythe, Frank Lowe, Sonny Stitt, Leroy Jenkins, le Liberation Music Orchestra de Charlie Haden, et bien d'autres...

Sensualité directe, conscience irréductible de la mémoire du blues et du gospel, Amina Claudine Myers est impressionnante et si touchante : mettre comme ça ses tripes sur le piano tout en vocalisant comme elle le fait, peu, de sa génération, y parviennent... On peut quand même penser à Irène Datcher chantant "A Change Has Come Over Me" lors du concert de l'Attica Blues Big Band de Archie Shepp en 1979 au Palais des Glaces (Blue Marge 1001 récemment réédité)... ou bien Liz McComb.

Avec ses jeux de claviers soul, ses vocalises qui peuvent faire penser parfois aux indiens d'Amérique, l'énorme intensité de cette musique fait de cet album un disque de blues, de gospel in-dis-pen-sa-ble!
Cette grande dame sait vous donner le grand frisson et vous parler! Au coeur et à l'âme!

AMINA CLAUDINE MYERS SALUTES BESSIE SMITH
1. Wasted Life Blues (B. Smith)
2. Dirty No-Gooder's Blues (B. Smith)
3. Jailhouse Blues (B. Smith)
4. It Makes My Love Come Down (B. Smith)
5. The Blues (Straight To You) (A. C. Myers)
6. African Blues (A. C. Myers)
Amina Claudine Myers : voix, piano, orgue
Cecil McBee : contrebasse
Jimmy Lovelace : batterie
Leo Records, 1996, CD LR103
Enregistrement : New York, les 19 et 22 juin 1980.
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Depuis quelques années, A. C. Myers accompagne le quartet d'Archie Shepp. On pouvait l'écouter en 2005 avec George Lewis (tromboniste et grand bidouilleur d'électronique) et Roscoe Mitchell (saxs) lors du Festival Sons d'Hiver, l'année précédente avec Archie Shepp en duo et en quartet...
Aussi, ne pas oublier un disque qui vient juste de sortir, un enregistrement en public de 1991 : Jim Pepper et Amina Claudine Myers, "Afro Indian Blues", PAO Records.
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Amina Claudine Myers en concert le 29 Octobre 2008
au Duc des Lombards, Paris, France.

mercredi, septembre 24, 2008

TRIO 3 (Lake, Workman, Cyrille)


Oliver Lake, au Sunset, Paris, le 28 octobre 2007.

Dernière nouveauté du label Marge :
Trio 3
Oliver Lake (saxophone alto), Reggie Workman (contrebasse) & Andrew Cyrille (batterie)
Wha's Nine / Live at the Sunset
enregistré au Sunset, à Paris, le 28 octobre 2007.

  • Disques Futura Marge

  • Trio 3_All about Jazz

  • Trio 3_freeJazz-stef.blogspot.com
  • lundi, juin 02, 2008

    RICKY FORD QUARTET


    DUC DES LOMBARDS - PARIS
    06 juin 2008
    20H & 22H
    RICKY FORD QUARTET

    Ricky FORD (tenor saxophone)
    Bobby FEW (piano)
    Daryl HALL (bass)
    Ichiro ONOE (drums)

    Sax ténor puissant , qui fait autorité, Ricky Ford est né en 1954, Boston, Massachusetts, USA. L'intensité de son jeu est sa "marque de fabrique"...
    Dans les années 70 et aux débuts des années 80, il a joué avec Charles Mingus (“Three Or Four Shades of Blue” and “Me Myself An Eye.”), Dannie Richmond, Mingus Dynasty, George Russell, Beaver Harris, Lionel Hampton et le groupe d'Adbullah Ibrahim, Ekaya group. Et enregistré, entre autres, avec Ran Blake (“Short Life Of Barbara Monk” and “That Certain Feeling”...), Jimmy Cobb, l'ex-musicien d'Ellington James Spaulding, Yusef Lateef, Jaki Byard, Steve Lacy...
    Même si la facilité de Ford dans la plupart des idiomes du jazz moderne a peut-être entravé le développement d'une voix singulière...