lundi, juin 15, 2009

Truculente Mônica Passos


Photos prises lors du concert d'Aldo Romano (batterie) au Duc des Lombards, le 20 décembre 2003, où Mônica Passos était l'invitée. Emmanuel Bex était à l'orgue, Nelson Veras à la guitare... Elle était ce soir-là spécialement merveilleuse, et parlait beaucoup, beaucoup, dans une verve qui faisait rire tout le monde...

MÔNICA PASSOS SEPTET à Maisons Laffitte (78)
Le Jeudi 25 Juin 2009 à 21h00
dans le cadre du festival JAZZ A MAISONS LAFFITTE
Salle Malesherbes
place du Château
78600 Maisons Laffitte

Mônica Passos (guitare/chant), Jean-Philippe Crespin (guitares 6 et 7 cordes), Daniel Beaussier (clarinette/hautbois/saxophones/flûte), Jean-Yves Lenoble (violon alto), Margot Varret (harpe), Edmundo Carneiro (percussions).

*****

"Une véritable tornade dotée d'une voix d'or dont elle joue sans fausse pudeur pour émouvoir ou secouer de rire." (France soir)

"Brésilienne, exubérante, railleuse, Mônica Passos joue des atouts de sa voix ample, forte, et d'une élégance artistique naturelle. Comédienne exigeante,la chanteuse emplume les mélodies les plus sévères,dégage Milton Nascimento de ses timidités, brise la glace à la première octave franchie et en finit avec les clichés brésiliens. Elle est une des artistes du monde installées à Paris les plus originales. Chanteuse,rythmicienne, danseuse, siffleuse, diva, elle relève du phénomène naturel anormal. Sa générosité de corps,ses petits cris et grimaces, rehaussent comme un diamant ce naturel qui excède sa nature : le sens animal du public, de la scène et du don. La spontanéité écrite dans le ciel."(Le Monde, Francis Marmande)

Symbole mathématique en huit couché qui symbolise l'infini, l'éternel retour, Lemniscate est aussi le titre de son dernier album et du spectacle qui en est né.Elle y revisite ses coups de coeur et les réinterprète comme le faisaient déjà, dans les années 30, les modernistes brésiliens du mouvement anthropophagiste. Adoptée par la France depuis plus de vingt ans, Mônica Passos s'offre un voyage en chansons à travers son propre héritage musical, du Brésil à la France : de La mémoire et la mer (Ferré) à Rider on the storm (Doors) en passant par Caravan (Ellington) ou Carmen (Bizet)

mercredi, octobre 29, 2008

Amina Claudine Myers



Voilà un hommage de la grande vocaliste et pianiste-organiste Amina Claudine Myers à la plus grande chanteuse de blues, Bessie Smith (1894-1937).
Née en Arkansas, la première influence sur le développement musical d'Amina Claudine Myers était le gospel; dans sa jeune enfance, elle fait partie d'un choeur de gospel. Plus tard, elle joue du piano et dirige des choeurs d'églises, tout en jouant dans des clubs locaux comme organiste et chanteuse. C'est ensuite à Chicago qu'elle rejoint l'Association for the Advancement of Creative Musicians, trouvant là le support pour ses choix musicaux et la conscience de la "Great Black Music" (l'Afrique, le blues, le gospel, la soul, le free jazz...) Elle rencontre alors Kalaparusha Maurice Mcintyre, le groupe de Gene Ammons, Muhal Richard Abrams, Henry Threadgill, Lester Bowie, le groupe de Martha et Fontella Bass (encore un album terrassant d'intensité :"From the Root to the Source", Black Saint, 1981), Arthur Blythe, Frank Lowe, Sonny Stitt, Leroy Jenkins, le Liberation Music Orchestra de Charlie Haden, et bien d'autres...

Sensualité directe, conscience irréductible de la mémoire du blues et du gospel, Amina Claudine Myers est impressionnante et si touchante : mettre comme ça ses tripes sur le piano tout en vocalisant comme elle le fait, peu, de sa génération, y parviennent... On peut quand même penser à Irène Datcher chantant "A Change Has Come Over Me" lors du concert de l'Attica Blues Big Band de Archie Shepp en 1979 au Palais des Glaces (Blue Marge 1001 récemment réédité)... ou bien Liz McComb.

Avec ses jeux de claviers soul, ses vocalises qui peuvent faire penser parfois aux indiens d'Amérique, l'énorme intensité de cette musique fait de cet album un disque de blues, de gospel in-dis-pen-sa-ble!
Cette grande dame sait vous donner le grand frisson et vous parler! Au coeur et à l'âme!

AMINA CLAUDINE MYERS SALUTES BESSIE SMITH
1. Wasted Life Blues (B. Smith)
2. Dirty No-Gooder's Blues (B. Smith)
3. Jailhouse Blues (B. Smith)
4. It Makes My Love Come Down (B. Smith)
5. The Blues (Straight To You) (A. C. Myers)
6. African Blues (A. C. Myers)
Amina Claudine Myers : voix, piano, orgue
Cecil McBee : contrebasse
Jimmy Lovelace : batterie
Leo Records, 1996, CD LR103
Enregistrement : New York, les 19 et 22 juin 1980.
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Depuis quelques années, A. C. Myers accompagne le quartet d'Archie Shepp. On pouvait l'écouter en 2005 avec George Lewis (tromboniste et grand bidouilleur d'électronique) et Roscoe Mitchell (saxs) lors du Festival Sons d'Hiver, l'année précédente avec Archie Shepp en duo et en quartet...
Aussi, ne pas oublier un disque qui vient juste de sortir, un enregistrement en public de 1991 : Jim Pepper et Amina Claudine Myers, "Afro Indian Blues", PAO Records.
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Amina Claudine Myers en concert le 29 Octobre 2008
au Duc des Lombards, Paris, France.

mercredi, septembre 24, 2008

TRIO 3 (Lake, Workman, Cyrille)


Oliver Lake, au Sunset, Paris, le 28 octobre 2007.

Dernière nouveauté du label Marge :
Trio 3
Oliver Lake (saxophone alto), Reggie Workman (contrebasse) & Andrew Cyrille (batterie)
Wha's Nine / Live at the Sunset
enregistré au Sunset, à Paris, le 28 octobre 2007.

  • Disques Futura Marge

  • Trio 3_All about Jazz

  • Trio 3_freeJazz-stef.blogspot.com
  • lundi, juin 02, 2008

    RICKY FORD QUARTET


    DUC DES LOMBARDS - PARIS
    06 juin 2008
    20H & 22H
    RICKY FORD QUARTET

    Ricky FORD (tenor saxophone)
    Bobby FEW (piano)
    Daryl HALL (bass)
    Ichiro ONOE (drums)

    Sax ténor puissant , qui fait autorité, Ricky Ford est né en 1954, Boston, Massachusetts, USA. L'intensité de son jeu est sa "marque de fabrique"...
    Dans les années 70 et aux débuts des années 80, il a joué avec Charles Mingus (“Three Or Four Shades of Blue” and “Me Myself An Eye.”), Dannie Richmond, Mingus Dynasty, George Russell, Beaver Harris, Lionel Hampton et le groupe d'Adbullah Ibrahim, Ekaya group. Et enregistré, entre autres, avec Ran Blake (“Short Life Of Barbara Monk” and “That Certain Feeling”...), Jimmy Cobb, l'ex-musicien d'Ellington James Spaulding, Yusef Lateef, Jaki Byard, Steve Lacy...
    Même si la facilité de Ford dans la plupart des idiomes du jazz moderne a peut-être entravé le développement d'une voix singulière...

    vendredi, septembre 14, 2007

    Amina Claudine Myers & The Circle Of Time

    mercredi, septembre 05, 2007

    A.A.C.M.

    Voici un T-shirt que je porte parfois :
    A.A.C.M.
    (Association for the Advancement of Creative Musicians)
    ANCIENT TO THE FUTURE
    POWER STRONGER THAN ITSELF


    Le trompettiste Lester Bowie (un des présidents de l'AACM), à propos de l'AACM (Jazz Hot, décembre 1978) :

    “ Contribuer à développer la personnalité des jeunes musiciens afin de créer une musique d'un haut niveau artistique à l'attention du grand public (...). Etablir une atmosphère favorable au travail, à la recherche, pour ceux qui se sentent des aspirations artistiques en créant une sorte d'atelier permanent où puissent se retrouver les musiciens. Donner des cours de formation gratuits pour les jeunes musiciens et ceux qui souhaitent le devenir. Procurer du travail aux musiciens de valeur. Rechercher des valeurs morales élevées et rehausser l'image que le public peut se faire des musiciens. Faire en sorte que s'établisse un plus grand respect réciproque entre les musiciens et les gens de la profession (...). Maintenir la tradition de culture et d'élévation personnelle chez les musiciens telle que le passé nous l'a transmise. Stimuler l'énergie créatrice et spirituelle des " Creatives Musicians " par leur participation à des programmes divers : concerts, récitals, etc. Notre organisation s'efforce de mener à bien tout ce qui est impliqué dans ce programme. ”

    Sugar Blue


    Depuis le temps qu'on attendait le nouvel album de Sugar Blue...
    Deux extraits de son dernier album "Code Blue" :

  • Nola_Sugar Blue
  • Let it Go_Sugar Blue

  • Toutes les informations sur cet album :
  • Code Blue_Sugar Blue

  • Sugar Blue Band :
  • Photos : Sugar Blue Band
  • mardi, juin 26, 2007

    Pablo Gilabert & Daniel Manzanas


    LUNDI 18 JUIN 2007
    L’ARCHIPEL (17, Bd de Strasbourg - 75010 PARIS)
    Pablo GILABERT, cante
    Daniel MANZANAS, guitarra

    lundi, mai 07, 2007

    Black saint & Soul Note


    lundi, mars 05, 2007

    Oliver Johnson 1944-2002

    Le matin du 6 mars 2002, le batteur Oliver Johnson a été découvert mort, recroquevillé sur un banc de la rue Pierre Lescot, dans le quartier de Châtelet, à Paris.
    L'autopsie révéla que le larynx avait été broyé et les côtes brisées. Battu à mort. Assassiné.


    “REPUTATION”

    “Don’t push me ‘cause I’m close to the edge
    I’m trying not to lose my head
    Ah huh huh huh huh
    It’s like a jungle sometimes, it makes me wonder
    How I keep from going under”

    The Message
    Grandmaster Flash & the Furious Five. 1982



    *
    Oliver Johnson, pour qui l’a connu et aimé, était ce diable d’homme, fort, fragile, doux, dur, qui sonnait toujours vrai.
    *
    Oliver,étant comme il était, s’était créé une réputation. Impressionnante. Et abominable. Oliver était comme il était. Cruel. C’est-à-dire corrosif et impitoyable. Cruel, non par plaisir mais par son refus de complaisance envers quelque personne que ce soit. Il n’avait pas peur de dire ce qu’il pensait. Avec sa voix sonore et audacieuse. Le démangeait sans cesse le besoin de faire avouer le mensonge, de pointer comment le réel ment. Pointait, du doigt parfois comme un revolver. Pointait de la voix, souvent. Pointait des baguettes, si bien mais si peu.
    *
    Ce soir du 5 décembre 1998. Jouant au 7 lézards.Y jouer, et y manger parfois, parce qu'il faut bien manger, au prix du sourire de Caroline.
    Ce soir, solo d’une beauté vertigineuse. Tout d’un coup, s’interrompt : long silence sauvage et frais, démonstration de ce que son style exprimait d’embarrassant, pertinence de ce silence (baguettes tendues vers les escaliers d’où venaient, en sourdine, la sono du resto à l’étage, je crois l’entendre dire à voix basse avec un sourire en coin : "listen!"), silence qui aussitôt soulignait durement la maîtrise de ce qu’il venait d’exposer.
    *
    J’écris pour dire les souvenirs qui sont encore là avant qu’ils ne partent. Car il en est des souvenirs comme des hommes.
    *
    Oliver n’a eu de cesse d’émouvoir ceux qui l’écoutaient, lui et l’existence secrète de son âme d’enfant. Quelques tristes plaisantins ont parfois dit qu’Oliver n’était pas une personne aimable. Mais quand il était aimé, il l’était sincèrement.
    *
    Ce diable d’homme.
    *
    Oliver était à prendre ou à laisser
    *
    Le jeu d’Oliver. Son style. Densité charnelle pleine de souffre. Battements et caresses. La puissance de son style. Puissance de son être. Puissance tout court.
    …"cette personnalité à la fois puissante et raffinée" (Dictionnairedu jazz). "Bubblingly fierce rhythmic underpinning." Lee Jeske.
    "Oliver Johnson joined our quintet in '73 (in Paris), when we were performing our Vietnam war protest melodrama. He was the only drummer in Paris capable of playing this difficult piece. He stayed with us (quintet, trio, quartet, sextet, octet, big-band) for the next 16 years, and participated in all the various projects from the 70's and 80's (Score, The 4 Edges, Brion Gysin Song book, Futurities). He also did all our tours from those years in the USA, Canada, Japan, Germany, Italy, Belgium, Sweden, Holland, etc. I have played with so many of the great drummers of all schools (Zutty Singleton, Kenny Clarke, Jo Jones, George Wettling, Max Roach, Art Blakey, Dennis Charles, Billy Higgins, Sonny Greer, Ed Blackwell, Philly Joe Jones, Jimmy Crawford,etc.) but I have never played with anyone better than Oliver Johnson. He had all the qualities: taste, swing, color, nuance, dance ability, time, dynamics, structural sense, and he always knew what, and when, and where to play, so as to enhance what the rest of us were doing. We will always remember and miss him." Steve Lacy (Paris, April 10, 2002).
    *
    Oliver aimait parler. Parler cuisine, la faire. Les poissons. Les pommes, qu’il adorait. Et le canard, quai de l'Hôtel de Ville, Le Trumilou.
    *
    David Murray me disant : "Take care of him. He got gold in his hands".
    *
    Plusieurs fois à propos d'Oliver : “Mais si c'est un si grand batteur, il jouerait, pourquoi il ne joue pas?…” Prédication sociale. Voix bêtes. Presque comique.
    *
    Oliver a fait beaucoup de bruit. Dire aussi qu’il n’a pas fait beaucoup de bruit.
    *
    Oliver était résistant.
    *
    Comment le dire?
    *
    Oliver était mordant.
    *
    L'histoire telle qu'on peut se la rappeler, comment la dire?
    *
    Oliver était frappant. Du fond du cœur de ce qui frappe à la fin.
    *
    Donald Raphael Garrett, son mentor.
    *
    "Basra" de Pete La Roca, album qu’il adorait. Et encore quelques images dans le désordre; un livre de Richard Prior qu'il lisait. Et ses grandes mains. Avec sa main, justement, souvent, son V de la victoire, signe à la manière de Spok (“ from Venus!…” ), qu'on peut voir sur la photo de Noah Suley.
    *
    Oliver disait si justement l’handicap d’un trop grand nombre de musiciens qui montrent de façon si risible la coupe anatomique de l’appareil auditif avec une baguette pour dire que la musique passe par là. Et le colonialisme dans le jazz.
    *
    Pertes de connaissance, crises d’épilepsie, l’alcool. Les agressions. Le Samu. Les urgences. L’Hôtel-Dieu. Service Saint-Augustin et Saint-François (septembre et décembre 2001). Oliver n’était pas un saint.
    *
    Oliver buvait. Il disait qu’arrêter de boire le tuerait. (Alcoolisme ou ivrognerie). S’adonnerà la boisson. Biberonner, s’imbiber, se pinter, se noircir, lever le coude, se piquer la fraise, s’arroser la dalle en pente... Oublier...
    *

    “Money talks, bullshit walks”, “Think or swim”. “Everybody knows me. But I don’t know them” ...

    Les paroles et les attitudes d’Oliver étaient parfois grossières. Ni les unes ni les autres vulgaires.
    *
    Elvin Jones à Oliver : "Don’t practice, play!"… La figure d’Elvin Jones dans un film, une fiction, son attitude de roublard sympathique, qui faisait se tordre de rire Oliver. Rire de connivence.
    *
    Sa désolation de repenser à l’image affligeante des noirs dans le film "Tarzan".
    *
    Les bières bues à l’angle de la rue Greneta et la rue Saint-Denis. Et ailleurs.
    *
    La silhouette d’Oliver. Ses épaules. Sa façon de caresser la planète en marchant, au travers de ses jambes et ses mocassins usés. Sa casquette en vieux cuir usé. "Mr Winter", composition si juste de Steve Potts, est la ballade d’Oliver.
    *
    Oliver c’était un grand sensible avec un fond d’amertume, une envie de rendre ce qui n’a plus de goût...
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    Son rire. Son gros rire.
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    Oliver dormait dans la rue, dans le métro, recueilli parfois chez des amis, dans un hôtel... Et puis, Oliver a passé les cinq dernières années de sa vie rue Saint-Denis. Aidé et hébergé par Bruno Garrigues. Position de repli, quartier général du seigneur Diogène, la salle de bains qui donnait sur le palier, un étage au-dessous. Journées, pourparlers, passés avec lui. Longues discussions entre Oliver et Anne, et Chansse Evanns, et Gilles Dardenne, et David Farrell (le film qu'il fabriquait sur lui...) et bien d'autres.
    *
    Les enfants d’Oliver. Ses quatre garçons. Greg, Kendrik, Yanya et Sean.
    *
    En voulait à tout le monde, ce monde-là où sa mort a eu lieu, corps silencieux d’Oliver.
    *
    Oliver dans son rêve, volant au-dessus de la Seine avec Franck Sinatra, rêve qu'il avait raconté à Anne, et tel qu'elle nous l'a raconté.
    *
    Deux mois après sa mort en mars 2002, ses cendres ont été dispersées dans la Seine.
    *
    S'arroser la dalle en pente. Pente, descente, descente au fond du temps, repli vers le fond, lieu de repli où se cacher, nulle part, part nulle... à l'écart. Grand écart...Tragique isolé... Son destin avait pris cette pente qui lui échappait tout en étant celle qu’il cherchait à lui imprimer et que chacun espérait le voir remonter contre son gré. Plein de l’espoir de tout perdre encore...
    *
    Ce que j’ai exposé n’est pas censé être toute la vérité. Le sujet n’est pas épuisé.
    *
    Pourquoi noter tout cela? Oliver est mort. Qui se souvient encore de lui? Et de ce qu'il aimait?

    (...)

    © Pierre Delgado, 2003-2006

    jeudi, mars 01, 2007

    Roy Haynes


    26 octobre 2003
    Roy Haynes est né le 13 mars 1926.